jeudi 25 mai 2017

Âme graphique : livre

Pour cette 

du mois de mai, nous devions laisser vagabonder nos yeux et nos idées autour du mot « livre ». 

Je n'ai pas eu à chercher longtemps, car j'ai tout de suite pensé à... ça !  



J'ai mis les photos en EXTRA LARGE, car voyez-vous, il s'agit d'une âme graphique INTERACTIVE. En effet, si le coeur vous en dit, je vous invite à trouver dans cette murale(pour les québécois)/fresque(pour les français), les éléments suivants :


Une taupe;
Une pomme;
Une femme enceinte;
Un geai bleu;
Un chien;
Un papillon.

STOP ! NE LISEZ PAS PLUS LOIN SI VOUS VOULEZ JOUER, CAR JE VAIS DONNER LES RÉPONSES PLUS BAS. :) 



La taupe se trouve en bas à gauche


La pomme se trouve en bas à droite


La femme enceinte se trouve en bas dans le groupe de trois personnes


Le geai bleu est perché sur le livre jaune de l'étagère du milieu


Le chien se trouve en bas à droite


Le papillon est pointé par la femme enceinte


Tiguidou !

Frédéric et compagnie de Leo Lionni

J'ai appris à lire avec Petit-Bleu et Petit-Jaune; le nom de Leo Lionni ne pouvait donc que s'imposer à moi pour cette journée dédiée à la littérature jeunesse italienne dans le cadre du


Lorsque je me suis mise en quête d'une histoire de ce cher Leo Lionni, j'ai opté pour Frédéric dont le petit coquelicot sur la couverture m'avait charmée.

Arrivée à la bibliothèque, j'ai déniché un merveilleux volume qui présentait non seulement Frédéric, mais aussi 5 autres histoires. Bonheur ! 

Ce recueil comprend :

1 - Imaginez 

Dans ce premier récit, on apprend comment Leo Lionni est devenu Leo Lionni en découpant des bouts de papier pour amuser les enfants dans un train de banlieue.


2 - Pilotin 

Cette histoire est une tendre illustration du dicton selon lequel : « L'union fait la force ». Je l'ai lu entre les deux tours des élections en France; la coïncidence m'a amusée.



3 - Frédéric 

Il est ici question des besoins matériels vs les besoins « essentiels ». Frédéric collectionne les rêves et les rayons de soleil... pour plus tard. On le trouve étrange, jusqu'au moment où...


4 - Un poisson est un poisson 

Il existe au Québec une expression qui dit qu'il ne faut pas se « prendre pour un autre ». Cette histoire dit la même chose avec de superbes images en prime !



 5 - Pezzettino 

Exister en soi, se suffire à soi-même, ÊTRE tout simplement. Simplement ? Pas tant que ça pour Pezzettino !



6 - Le rêve d'Albert 

À la fameuse question que l'on pose toujours aux enfants : « Tu veux faire quoi quand tu seras grand ? » Leo Lionni semble répondre : Aimer et créer.



Au fil de ce superbe album, j'ai retrouvé avec joie l'esthétique colorée et si pleine de sens de l'auteur italien, ainsi que la tendre philosophie qu'il délivre en toute simplicité tel un apprentissage sans leçons ni morales.

samedi 20 mai 2017

Une étude en rouge d'Arthur Conan Doyle

Je pense que ce livre est le tout premier de la série des Sherlock Holmes puisque l'on y assiste à la rencontre de Watson et de Holmes. Après avoir emménagé ensemble, ils s'attaquent à leur première résolution commune d'une énigme.


Tout est bien ficelé, efficace, addictif, comme toujours.


Cependant, il y a un long, très long, très très long passage sur le mormonisme qui dure pendant plusieurs chapitres. Certes, cela nous explique au final le mobile du meurtre, mais c'est vraiment une gigantesque parenthèse et c'est un peu déroutant. J'ai même pensé à un moment que ce roman était en fait un recueil de nouvelles et que cette histoire au sein de la communauté mormone constituait une seconde nouvelle. Mais non, après vérification de la table des matières, il s'agissait bien de la suite de l'histoire et effectivement, le lien se fait à la toute fin avec l'énigme du début. Cette structure est vraiment surprenante.

En dépit de cela, j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les deux célèbres compères. 


Cette lecture complète la colonne COULEUR de ma deuxième ligne pour le :




mercredi 17 mai 2017

La comtesse de Ricotta de Milena Angus

Le 



remplit vraiment pleinement son rôle : me permettre de découvrir des auteurs italiens et de combler en même temps quelques-unes de mes nombreuses lacunes.

Aujourd'hui, c'est donc Milena Angus que j'ajoute à ma liste de belles découvertes de ce joli mois de mai.

La consigne du jour était que l'histoire se déroule en Sicile ou en Sardaigne, or nous sommes ici à Cagliari.
Les personnages que nous suivons sont trois soeurs : l'une est vieille fille, la seconde est nymphomane et la dernière est une incorrigible romantique.

Dans un palais au charme désuet, le ton presque « enfantin » de l'auteure nous invite dans une petite bulle de fantaisie malgré des sujets pas si légers qu'il y parait.
En effet, il est question d'amour, d'enfants, de famille, mais aussi de... suicide ! Oui, encore ! Ce thème me poursuit j'ai l'impression, mais même un tel événement prend dans les pages de ce roman une teinte moins dramatique que d'habitude. 

J'ai aimé cette lecture, mais je constate cependant qu'ayant tardé à rédiger mon billet, elle a déjà commencé à s'effacer de ma mémoire... Mince !  

dimanche 14 mai 2017

Novecento : Pianiste, d'Alessandro Baricco


C'est mon premier Baricco ! Bon, j'ai vu Soie au cinéma, mais ce n'est pas pareil. 


Mon amie Lucie avait lu tous les titres de cet écrivain et je comprends maintenant pourquoi. La façon dont Baricco mêle vie et musique est tout simplement unique et d'une puissance inouïe. 



Et puis, il y a la mer qui tient un rôle majeur dans ce livre, ce qui ne pouvait que me séduire. 😊 Souvenez-vous...

Et puis, c'est du théâtre, cette forme d'écriture qui même lorsqu'elle est simplement lue sans aucune mise en scène confère une proximité palpable avec les personnages.

Et puis, il y a ce clin d'oeil au très grand Italo Calvino.

Et puis, quand on pense que tout est terminé, arrive la postface écrite par Françoise Brun, un merveilleux point d'orgue. 


Mais ce qui n'appartient qu'à lui, c'est l'étonnant mariage entre la jubilation de l'écriture, la joie d'être au monde et de chanter, et le sentiment prégnant d'une fatalité, d'un destin. Un destin qui, par quelque signe invisible, a écrit d'avance chacune de nos vies, et qui fera feu de tous bois pour s'accomplir. Un certain « désespoir » traverse peut-être, vif et léger, les livres de Baricco. Mais c'est que la vie humaine est finie, délimitée, quand le monde, lui, est immense, infini, merveilleux et terrible. Et de cette multiplicité infinie du monde, aucun texte jamais, aucune musique, ne pourra rendre compte.  


Et puis...
Et puis...
Et puis...

Lucie avait raison : quand on commence à lire Baricco, on ne peut plus s'arrêter !


Cette lecture est une nouvelle étape de mon Viaggio, en ce mois de mai aux couleurs de l'Italie, et c'est aussi la colonne LOISIR de ma deuxième ligne du Petit Bac.



jeudi 11 mai 2017

Tiramisu aux spéculoos

Dans le cadre du mois italien, qui est une escale majeure du




ce 11 mai est consacré à la gastronomie



J'avais mis de côté plusieurs recettes de tiramisu « spéciaux » et l'occasion a donc fait le(s) larron(s).

Nous avons opté pour un tiramisu... aux spéculoos ! L'idée est toute simple : remplacer les biscuits habituels par... des spéculoos. Et voici le résultat !  😊





De côté et du dessus.














Oui, c'était très bon, mais... pas autant qu'on se l'était imaginé. 

En fait, les spéculoos sont des biscuits très bons en eux-même, or dans le tiramisu, ils avaient un peu perdu leur goût ce qui était dommage. 

Et, pour ce qui est du tiramisu en tant que tel, il avait lui aussi perdu de sa saveur, car les spéculoos étaient très sucrés en comparaison des biscuits utilisés généralement et ce n'était donc plus véritablement du tiramisu.

Bref, la prochaine fois, on fera un VRAI tiramisu et, une autre fois, on grignotera des spéculoos, mais pas les deux en même temps ! 😁

dimanche 7 mai 2017

Le héron de Guernica d'Antoine Choplin

La guerre. 

On l'étudie à l'école, la guerre.
On la voit dans les journaux (télévisés ou pas), la guerre.
On en parle et on la commente, la guerre.
On voudrait faire notre part pour qu'elle disparaisse, la guerre, alors parfois on défile... pour la paix.
On voit des films sur la guerre.
On lit des livres sur la guerre.

Finalement, on n'en sait rien de la guerre, on ne la connait pas, elle demeure abstraite, un mot, un concept, quelque chose qui se déroule là-bas, loin.

J'ai la chance de ne l'avoir jamais croisée, la guerre. Jamais. 



Pourtant, le livre d'Antoine Choplin (que j'ai refermé il y a quelques jours), m'a permis de la « sentir » la guerre, dans mon corps, dans ma respiration qui s'est jointe à celle de Basilio, petit peintre de hérons cendrés surpris par les bombardements en pleine séance de dessin.

On déplore souvent que les livres n'aient pas d'odeur, de sons, de texture autre que celle du papier. Antoine Choplin a remédié à ça. Ses mots donnent vie à ce qu'ils décrivent.

C'est justement le grand problème de Basilio lorsqu'ils peint des hérons : comment donner vie à ces quelques lignes colorées représentant l'oiseau ? Les grands artistes y parviennent. Antoine Choplin est un grand écrivain.



Cette lecture constitue la colonne Animal de ma seconde ligne pour :